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Travailler ? Regards d'une génération


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Actes du regard transversal Jeunes, dont le compte-rendu de l'atelier organisé le 9 Juin 2016 à l'hôtel de Métropole.

Pour s'assurer de prendre en compte la vision différente du travail qu'à la jeune génération, le Conseil de Développement de la Métropole a mis en place un groupe de travail "Jeunes" dont l'objet était de faire entendre la perspective des 18-30 ans sur le travail.

Ce document rassemble les actes de l'atelier du 9 Juin 2016 intitulé "Travailler ? Regards d'une génération" et une synthèse d'une enquête numérique menée par les membres du groupe de travail.

A travers cet atelier et cet enquête, il s'agissait d'interroger le rapport des jeunes au travail, le sens qu'ils lui donnent, et de faire émerger les solutions pour tendre vers le travail rêvé de demain.

 

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Retour sur l'atelier : 10 idées issues de l'atelier "Travailler ? Regards d'une génération"

 

Lors d'un atelier organisé le 9 Juin 2016 par le Conseil de Développement et les services de la Métropole en partenariat avec les associations Anciela et l'AFEV, une soixantaine de participants âgés de 18 à 30 ans ont échangé sur leur vision du travail. Travaillant en petits groupes, ils et elles ont partagé et débattu ce qu'ils jugeaient important dans le travail, les manières de travailler qui leurs paraissaient pertinentes, et proposé des solutions pour tendre vers cet idéal.

Nous vous proposons ici dix idées fortes issues de cet atelier. Bien sûr, elles n'ont pas vocation à être parfaitement représentatives des nombreux échanges de l'atelier, mais visent à rendre compte d'une partie des réflexions émises.

 

Dix idées, envies et propositions de jeunes sur le travail

  • L’envie très forte d’être utile à la société, de se sentir utile dans son travail.
  • Le besoin de donner ou trouver du sens à son travail, une cohérence entre ses valeurs personnelles et son travail, « gagner sa vie sans perdre ce qu’on est »
  • Le travail qui n’a pas l’exclusivité de la construction de son identité, qui n’est pas le tout d’une vie ni tout dans une vie.
  • L’envie de plus d’autonomie dans son travail.
  • Le travail doit être source d’épanouissement et de développement personnel. Dégager du temps pour les projets personnels et collectifs au sein même du temps de travail afin de renforcer la motivation et la créativité.
  • Le besoin d’une certaine flexibilité dans le travail (choix des horaires, télétravail), assouplir le cadre pour l’adapter aux personnes et situations.
  • Des structures managériales plus horizontales, plus collaboratives, plus participatives, pour que les décisions soient co-construites, légitimes et acceptées par tous. Ceux qui veulent s’investir dans la gouvernance de leur entreprise doivent pouvoir le faire et s’y former. Instaurer et exploiter des boîtes à idées.
  • En termes de formation, le besoin de promouvoir et permettre davantage de parcours professionnalisant et favoriser les expériences professionnelles. Le besoin de mieux connaître le monde professionnel via des journées de portes ouvertes et de découverte des métiers. L’envie de parcours de formation plus flexibles et personnalisables.
  • Ne plus dévaloriser les ruptures de parcours. Une réflexion est notamment à mener sur le droit à l’allocation chômage du salarié démissionnaire. Penser aussi à valoriser l’activité bénévole, souvent sous-estimée.
  • Expérimenter le revenu minimum universel.

 

Des participants débattent de solutions à mettre en place - Atelier "Travailler ? regards d'une génération"
Des participants débattent de solutions à mettre en place - Atelier "Travailler ? regards d'une génération" © Laurence Danière